Et voilà, c'est plus fort que moi, il faut que je parle de sujets qui fâchent. L'éducation, l'éducation, est-ce un sujet, Messieurs-dames, pour une mère qui rit ? Eh bien, à vrai dire, j'ai envie de dire oui ! Pourquoi ? Bah, parce que... C'est sybillin, je sais bien. C'est tout moi !
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Mes 2 loulous qui sont en train de subir un traumatisme irrémédiable. |
Alors l'éducation, vaste sujet. Quelle est la meilleure ? Quels sont les techniques à employer et comment être un parent parfait ?
Bien essayé, cher(e) lecteur-trice, mais ce n'est pas moi qui vais te donner les réponses (bien au contraire). En revanche, si tu surfes un peu sur la toile pour trouver des réponses à tes questionnements (je te donne un bon point, c'est très bien d'être un parent qui se remet en question), tu apprendras que : les enfants ont besoin de limites pour bien évoluer et se sentir en sécurité, mais que pour ce faire, la fessée, c'est pas bien (vilain tortionnaire) et la punition, c'est pas mieux (pervers psychologique, va). Oui, tu apprendras que crier et t'énerver après tes enfants, c'est mal, c'est très mal ! Quand tu agis comme ça, premièrement tu crées des blessures invisibles à ton enfant, ce petit être fragile et sans défense qui ne demande naïvement que ta protection et deuxièmement, tu es un parent défaillant et maladroit. Et ça, ce n'est pas bien du tout ! Evidemment, tu t'en doutes, moi j'ai totalement basculé du côté obscur. Oui, j'avoue, je le confesse même, je suis une perverse psychologique ! Je menace, je punis, je compte jusqu'à trois et je mets au coin. Heureusement, je ne mets pas de fessée, enfin plus. Wan en a pourtant reçu trois, de différents types : 1) la fessée comme punition. Zéro résultat chez nous, ça n'a que le don de l'énerver davantage ;
2) la fessée de désespoir, celle dont on sait qu'elle ne servira à rien mais qui tombe parce qu'on est désespéré (oui, oui, parce que ce que ne te disent pas les blogs et sites de l'éducation toute douce, c'est que parfois être parent, c'est être désespéré et ce malgré la batterie de techniques anti-crise qu'ils cherchent à t'enseigner), chez nous elle est arrivée avec la crise des 2 ans 2 mois et 4 jours ;
3) la fessée de peur, celle qui tombe quand ton enfant te fait une frayeur monumentale, par exemple, quand il manque de mettre le feu à ton appartement en pleine nuit (ça sent le vécu, n'est-ce pas ?).
Hormis, ces 3 cas exceptionnels, moi, je suis de celles qui punissent et qui crient le cas échéant. Et, sais-tu, lecteur-trice, le plus bizarre dans cette histoire ? Je ne me sens ni défaillante, ni maladroite.
On m'explique qu'il y a diverses techniques pour éviter la punition et l'énervement - techniques que j'emploie en partie d'ailleurs, avec la plus célèbre d'entre toutes, la fameuse diversion. Je dis oui, oui, oui à tout cela. En revanche, je refuse qu'on me dise que mes réactions vives, ma capacité à m'opposer à mes enfants ou mes énervements sont des défaillances ou des maladresses. Je refuse que l'on m'explique que je blesse profondément mes enfants (sans le faire exprès, merci tout de même de me donner cette excuse), que je leur crée des traumatismes irrémédiables - comme l'on fait mes parents, les parents de mers parents, les parents des parents de mes parents (bouh encore une clique de gros méchants ceux-là) - et que je dois arrêter pour le bien de mes enfants.
C'est vrai, je ne suis ni psychologue, ni pédiatre, ni psychiatre, je ne suis qu'une maman (avec un soupçon de bon sens) et j'élève mes enfants humainement. Oui humainement, c'est bien le nerf de la guerre. Je ne suis pas un robot, je n'ai pas un capital patience (un hôpital patience pour reprendre Wan) inépuisable. Oui, je crie, oui, je me fâche et par la même, je me révèle dans toute mon humanité à mes fils. Parce que c'est cela un être humain, un mélange de sentiment, un mélange de réaction et non pas une bloc de calme et de détente qui ne connait d'autres émotions que la joie et la tranquillité. Evidemment, je ne suis pas en train de dire que je crie hystériquement du matin au soir, ça ne serait pas plus humain que le contraire.
C'est vrai, je ne suis ni psychologue, ni pédiatre, ni psychiatre, je ne suis qu'une maman (avec un soupçon de bon sens) et j'élève mes enfants humainement. Oui humainement, c'est bien le nerf de la guerre. Je ne suis pas un robot, je n'ai pas un capital patience (un hôpital patience pour reprendre Wan) inépuisable. Oui, je crie, oui, je me fâche et par la même, je me révèle dans toute mon humanité à mes fils. Parce que c'est cela un être humain, un mélange de sentiment, un mélange de réaction et non pas une bloc de calme et de détente qui ne connait d'autres émotions que la joie et la tranquillité. Evidemment, je ne suis pas en train de dire que je crie hystériquement du matin au soir, ça ne serait pas plus humain que le contraire.
Alors, alors, ça c'est fait. Il me reste donc sur les bras, la punition et les traumatismes que j'occasionne. Eh oui, la punition serait apparemment l'arme des faibles et montrerait à mes enfants que je suis à bout d'arguments. Une nouvelle fois, je m'insurge. Non, je ne suis pas à bout d'arguments (je suis plutôt du genre à ne pas lâcher le bout de gras quand il est question d'argumenter) et oui, c'est à nouveau une manière pour moi d'apprendre à mes enfants (Wan pour l'instant car Deuz est encore petit) la vie dans notre monde. C'est peut-être ultra-réactionnaire, j'assume tant pis, mais la punition chez nous est fortement liée à la notion de mérite. Wan sait qu'il n'est pas puni de manège parce qu'il a poussé son frère, renversé son verre intentionnellement ou répondu à son papa. Non, Wan est puni de manège pour une attitude globale, parce que j'aime à penser et à lui enseigner que dans la vie s'il on a la bonne attitude, les bonnes choses vous arrivent et les gens qui vous entourent sont bienveillants, tandis que si vous êtes infectes, vous vous retrouverez seuls et malheureux. Bon, d'accord, en vrai ce n'est pas aussi manichéen mais j'ai bien le droit de croire en un monde de droit et de justice, dites donc !
Quant aux blessures, aux traumatismes (le mot n'est pas exagéré du tout, je trouve), que dire ? Sans doute, est-ce parce que je ne suis qu'une vilaine, vilaine, perverse psychologique, mais j'ai toujours pensé que nous nous construisons aussi bien grâce à nos bonheurs que grâce à nos blessures. Si mes enfants arrivent à l'âge adulte avec pour toutes blessures dans leur bagage, quelques cris, quelques claques sur les fesses et quelques punitions mal digérées, j'estimerais que la vie a été douce jusque là pour eux et qu'ils ont toutes les chances d'être des adultes équilibrés, heureux mais conscients que la vie n'est pas toujours simple et facile, que vivre en société, c'est accepter de supporter les émotions, mêmes dures, des autres.
Evidemment, je ne prône pas et je ne prônerais jamais la violence comme schéma éducatif, mais je prône la déculpabilisation, le bon sens et l'humanité des parents.
A toutes les mamans, à tous les papas qui crient, qui punissent, qui mettent au coin ou qui mettent une petite fessée, parfois, j'écris : non, vous n'êtes pas parfait(e)s, peut-être n'est-ce pas la meilleure solution face à la situation rencontrée, mais oui vous êtes humain(e)s et c'est bien le mieux pour votre enfant.
Bonne réflexion à tous et à très vite !